Mentions légales et sueurs froides
Dans les mentions légales d’iBooks Author, il y a une ligne qui fait frémir une partie de la blogosphère. Celle où il est dit que les livres produits par le logiciel ne peuvent être vendus que sur le seul iBooks Store d’Apple. Certains en ont trop rapidement conclu que votre livre devenait la propriété d’Apple dès sa publication par ce logiciel.
Une analyse un peu courte ! N’importe quel auteur, éditeur ou juriste vous le dira : ces contraintes ne concernent nullement le contenu du livre, mais l’œuvre produite au moyen du logiciel. Et pour cause : il suffit d’utiliser un logiciel alternatif produisant des livres au format iBooks Store pour contourner la limitation imposée par Apple. Il n’est jamais question de cession des droits d’auteurs. D'ailleurs, la license du logiciel le dit clairement :
D’autres regrettent également le fait que Cupertino se réserve le droit de ne pas publier votre œuvre. Et bien heureusement, qu’ils se le réservent ! D’une part, cela évite que des petits malins diffusent Mein Kampf (Godwin – 1 point) ; d’autre part, je vous mets au défi de vous faire publier directement par Gallimard ! La dictature de l’éditeur n’a pourtant jamais fait frissonner le grand public.
Twitter et la traînée de poudre
Evidemment, Twitter relaie l’affaire discréditant soit Apple, soit les « Twittos », selon le point de vue. Mais pourquoi cette tribune de ma part ? Pour deux raisons : d'abord, j'attendais un tel logiciel/service depuis longtemps, et je n'aime pas qu'on me gâche mon plaisir ;-). Seconde raison, cela me permet de ramener encore à la communication (et de faire mon casse-pieds) en rappelant les lois du discours : "On est tenu de ne dire que ce qu’on croit vrai et même que ce qu’on a des raisons suffisantes de tenir pour tel. Autrement, on s’expose à l’accusation de parler à la légère."

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